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lundi 25 janvier 2010

Frozen One: la vidéo tournée au Québec par Red Bull déjà en ligne



On se demandait bien où s'en allait Red Bull avec son idée de faire rouler une F-1 sur la glace d'un plan d'eau au Québec...

Finalement, c'était encore un coup de marketing ! Une vidéo montrant une F-1 glisser sur la neige et la glace fait présentement le tour du monde. Voici ce que rapportait Infopresse.com il y a quelques jours:

Red Bull célèbre le retour de la Formule 1 à Montréal à l'aide d'une nouvelle vidéo (ci-dessus).

Conçue pour la division de courses de la marque, elle met en valeur l'hiver québécois et la passion de la F-1.

Dans le cadre du Red Bull Frozen One, la boisson énergisante avait annoncé une démonstration du pilote Sébastien Buemi. L'événement, qui devait à l'origine avoir lieu sur la glace du Bassin olympique, a été annulé en raison d'une hausse de la température. Les séquences présentant la voiture de course ont donc été prises en Mauricie.

Marketing, marketing, marketing, c'est la recette de Red Bull... et elle semble être bonne.

dimanche 13 décembre 2009

Tiger Woods n'est plus «la perfection au masculin» de Gillette



Gillette, l'un des principaux commanditaires de Tiger Woods, a décidé de prendre «ses distances» avec le sportif le plus riche de la planète. La marque de rasoirs a annoncé samedi qu'elle allait «limiter» les apparitions du golfeur américain, qui a mis sa carrière en suspens pour se consacrer à sa famille.


«Comme Tiger se retire provisoirement de l'espace public, nous allons soutenir son souhait de vie privée en limitant son rôle dans nos programmes de marketing», peut-on lire dans le communiqué diffusé par Gillette.


«Nous allons le soutenir en l'aidant à adopter un profil plus bas», a renchéri un porte-parole de Gillette, Damon Jones, en ajoutant à l'Associated Press que le contrat conclu avec Tiger Woods en 2007 n'était pas rompu.


Selon M. Jones, Tiger Woods n'apparaîtra plus dans les publicités de Gillette à la télévision et dans les journaux. De même, il ne fera plus d'apparitions publiques pour promouvoir la marque et ses produits.


D'autres commanditaires évaluent leurs options et tentent de quantifier les retombées de leur association avec Woods.


AT&T a dit qu'elle évaluait présentement son association avec le golfeur.


Des représentants d'Accenture n'ont pas voulu révéler quels étaient leurs plans pour Woods, avec qui ils se sont associés pour personnifier l'intégrité et les performances de la compagnie.

Autres articles intéressants (en anglais):

Woods' time away from golf will hurt Tiger Inc.
Tiger Woods sponsorship deals ‘re-evaluated’ by companies as he gives up golf
Woods Pulled From Accenture’s Web Site, Gillette’s Ad Campaign
Why golfing world fears the loss of its iconic missionary
US PGA boss, Tiger-less tour played for laughs
Ladies and the Tiger
Yahoo searches for Tiger up 3,900% in last month
Woods' ad future is bleak
Anguished Tiger Woods likely to return ‘within a few months’

jeudi 3 décembre 2009

Une entreprise tente déjà de profiter des «déboires» de Tiger Woods



Comme vous le savez (ah, vous n'êtes pas au courant!), Tiger Woods a reconnu mercredi dans un communiqué avoir commis des «écarts de conduite» et «trahi sa famille», ce qui semble confirmer les rumeurs de liaisons extraconjugales qui le poursuivent depuis son accident de voiture du 27 novembre.

A
lors que la plupart des experts en marketing sportif soutiennent que l'athlète de 33 ans est en partie responsable du déferlement médiatique qui l'entoure, une première entreprise a décidé de tirer profit des «mésaventures» du meilleur golfeur de la planète.

Spirit Airlines a mis en ligne sur son site Internet une publicité dans laquelle on voit un véhicule utilitaire sport (VUS) sortir de l'entrée d'une résidence luxueuse puis percuter une borne-fontaine rouge. Un tigre portant une casquette noire se trouve derrière le volant du véhicule.

Cette courte vidéo intitulée «Eye of the Tiger Sale» fait la promotion de vols au prix de 9$ «pour un temps limité».

Cette «pub» n'est pas un chef-d'oeuvre, mais elle risque d'avoir l'impact recherché pour Spirit Airlines...

mercredi 25 novembre 2009

Wheaties félicite publiquement Pujols pour son titre de joueur par excellence

Il est maintenant de coutume pour une entreprise commerciale associée à un athlète de le féliciter publiquement après qu'il eut réalisé un exploit ou remporté un prix quelconque.

Les équipementiers Nike ou adidas sont les champions pour nous rappeler leur lien avec un sportif après qu'un joueur de tennis, par exemple, eut remporté un tournoi majeur.

Dans le jargon du marketing, on dit que cela renforce l'association positive entre la compagnie et l'athlète.

General Mills n'est pas passé à côté d'une belle occasion ce matin.


Profitant du fait qu'un de ses «poulains», Albert Pujols, vient d'être élu joueur par excellence (MVP) de la Ligue nationale de baseball
pour une deuxième année d'affilée et la troisième fois de son illustre carrière, le fabricant de céréales a acheté une pleine page de publicité dans les quotidiens de Saint Louis - il évolue pour les Cards - pour féliciter le frappeur de puissance.

Cette opération de marketing visait aussi à rappeler le lancement prochain - les boî
tes seront sur les tablettes en janvier 2010 - d'une nouvelle marque de céréales (Wheaties FUEL) qui, selon l'entreprise, s'adressera principalement aux hommes... pour leur donner de l'énergie «gagnante».

La recette «gagnante» aurait été élaborée par cinq athlètes d'élite: Peyton Manning (Colts d'Indianapolis), Kevin Garnett (Celtics de Boston), Hunter Kemper (triathlète américain), Bryan Clay (décathlonien américain) et Pujols.

Il est possible de suivre les «péripéties» des cinq hommes sur la page
Facebook de Wheaties.

Dans un communiqué, le directeur du marketing de Wheaties, Dan Stangler, a témoigné toute sa fierté de compter sur Pujols dans son équipe Wheaties FUEL. «Il est un vrai champion sur le terrain et à l'extérieur du losange, et nous voulons le féliciter pour son troisième titre.»

mardi 3 novembre 2009

Vancouver 2010: la campagne promotionnelle de NBC débute demain

Le réseau américain NBC, qui détient les droits de retransmission des prochains Jeux olympiques d'hiver, débutera demain (4 novembre), à 100 jours des cérémonies d'ouverture, une campagne promotionnelle intensive dont le thème est «Countdown to Vancouver».

Sa campagne de marketing fera appel à des athlètes olympiques. Ces derniers feront des apparitions publiques fréquentes aux émissions de fins de soirée animées par Jay Leno, Conan O'Brien et Jimmy Fallon.

Demain, le décompte officiel sera lancé lors de l'émission matinale Today.

NBC Sports a aussi produit une autopromotion d'une minute à laquelle participeront six athlètes américains: Apolo Anton Ohno (patinage de vitesse sur courte piste), Lindsey Vonn (ski alpin), Shaun White (surf des neiges), Gretchen Bleiler (surf des neiges), Tanith Belbin (patinage artistique) et Ben Agosto (patinage artistique).

Cette publicité sera mise en ondes demain soir, à une heure de grande écoute, sur toutes les stations locales de NBC aux États-Unis.

Au Canada, CTV, TSN et Sportsnet, qui détiennent les droits pour le marché anglophone, ainsi que V et RDS, pour le marché francophone, n'ont pas dévoilé leur stratégie de marketing pour marquer les 100 jours avant le début des Jeux.

Notons cependant que RDS est en mode olympique depuis plusieurs mois alors qu'elle diffuse un magazine olympique hebdomadaire Vers Vancouver 2010 et qu'elle gère le contenu d'un micro site Internet dédié aux Jeux de Vancouver.

lundi 2 novembre 2009

Ovechkin pourrait «passer à la caisse» avec son association avec IMG

Alexander Ovechkin est le meilleur ou l'un des meilleurs attaquants de la LNH, il n'y a pas de doute là-dessus. Mais, jusqu'à présent, cela ne se traduisait pas nécessairement par une avalanche d'offres de contrats publicitaires pour le jeune joueur russe...

Le capitaine des Capitals de Washington en était bien conscient et il vient de remédier à la situation en se donnant les moyens de maximiser son potentiel de marketing.

International Management Group (IMG) Worldwilde a annoncé aujourd'hui avoir conclu une entente avec Ovechkin pour gérer de manière exclusive toutes ses «affaires» à l'extérieur de la patinoire: représentation, commandite, droits sur les produits dérivés, marketing, etc.

IMG, qui n'a aucun autre joueur de hockey dans son «écurie», ambitionne de lui dénicher des ententes de commandite au Canada, aux États-Unis, en Russie et dans d'autres pays où ce sport est populaire.

Ovechkin est déjà sous contrat avec CCM-Hockey (il possède sa ligne de vêtements), Energizer et Hockey Ink.

L'ailier gauche de 24 ans et ses parents (Mikhail et Tatiana) continueront de s'occuper des questions contractuelles. Rappelons qu'en janvier 2008, le numéro 8 des Capitals a signé une prolongation de contrat de 13 ans évaluée à 124 M$US.

Pour lire le communiqué de presse (en anglais) émis par IMG, cliquez ici.

mercredi 14 octobre 2009

Le dossier des Nordiques continue de faire jaser...


Lorsqu'un dossier est intéressant, il me fait plaisir de vous partager une revue de presse dans ce blogue.

Dans le site Ruefrontenac.com, réalisé par les lock-outés du Journal de Montréal, j'ai signé hier une chronique sur les répercussions d'un éventuel retour des Nordiques à Québec pour le Canadien de Montréal, d'un point de vue marketing principalement. Pour ce faire, j'ai interrogé deux professeurs d'université, Luc Dupont et André Richelieu, qui expliquent que... Pour lire la suite

Ce matin, le quotidien Le Soleil, de Québec, publie plusieurs textes sur le «dossier» des Nordiques.

Pour y avoir accès, il suffit de cliquer sur les liens suivants:


Des liens sur d'autres articles publiés récemment:


Quelques entrevues (audio):


Enfin, ce qu'on en dit dans la presse anglophone:


mardi 13 octobre 2009

Michael Vick étalera son passé tumultueux dans une série télévisée


Il a purgé sa peine d’emprisonnement, s’est trouvé une nouvelle équipe dans le NFL et, très bientôt, Michael Vick sera la vedette de sa propre émission de télévision sur une chaîne câblée aux États-Unis.

Le quart des Eagles de Philadelphie, qui est revenu au jeu il y a quelques semaines après avoir purgé 18 mois de prison, s’est associé avec BET pour produire une série documentaire de huit semaines qui sera diffusée au début de l’année prochaine.

L’émission, dont le titre provisoire est «The Michael Vick Project», devrait aborder son retour controversé dans la NFL et son passé tumultueux, dont son enfance trouble et son arrestation en 2007 pour avoir organisé des combats de chiens.

«Je veux que les gens apprennent à mieux me connaître comme individu, a raconté Vick dans une entrevue accordée au Los Angeles Times. Je veux changer la perception que les gens ont de moi. Je suis un être humain et, dans le passé, j’ai fait des erreurs que j’aurais souhaité qu’elles ne soient jamais faites. L’important, ce n’est pas comment tu es tombé, mais comment tu as été capable de te relever.»

Personne dans l’entourage de Vick n’a voulu dévoiler le montant qu’il recevra pour sa participation à ce projet.

En août, un juge a approuvé un plan dans lequel l’athlète s’est engagé à rembourser une somme de 20 millions de dollars à ses créanciers sur une période de six ans.


Cette émission de télévision est la dernière d’une série de «manoeuvres» de relations publiques par lesquelles l’ancien joueur des Falcons d’Atlanta tente de réhabiliter sa réputation et de reprendre sa place comme un des plus recherchés porte-parole de marques.

Avant son arrestation, Vick détenait un contrat très lucratif avec l’équipementier Nike, une association qui a pris fin prématurément. Il y a une dizaine de jours, la multinationale américaine a fait jaser en confirmant s’être entendue avec le numéro 7 pour lui fournir de l’équipement, tout en soulignant que ces «retrouvailles» ne devaient pas être vues comme un nouveau partenariat d’affaires.

Pendant ce temps, l’organisme People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) continue d’afficher son scepticisme face à ses efforts de réhabilitation parce qu’«il ne croit toujours pas que Michael Vick comprend la gravité de son crime».

mercredi 7 octobre 2009

Le domicile des 67’s d’Ottawa rebaptisé le Urbandale Centre


De nos jours, il est coutume pour les organisations sportives professionnelles de «vendre» le nom des stades ou des arénas dans lesquels elles évoluent pour engraisser sa colonne des revenus.

Le Canadien de Montréal l’a fait avec le Centre Bell. Les Giants de San Francisco jouent au AT&T Park. Les Texans de Houston disputent leurs matchs locaux au Reliant Stadium.

Dans le hockey junior, la visibilité associée à cette commandite est plus limitée et la pratique est donc moins répandue.

À Ottawa, la ville et les 67’s ont essayé plusieurs fois de vendre le nom du Civic Centre, sans succès. Cependant, l’été dernier, ils ont trouvé une façon détournée pour arriver à leurs fins…

Moyennant une contrepartie de 1 000 $, les 67’s d’Ottawa ont remis aux propriétaires de petites et moyennes entreprises deux billets de saison et une soirée dans une loge luxueuse et, par la même occasion, leur ont offert la chance de gagner les droits d’appellation de l’aréna – situé au parc Lansdowne – pendant une saison complète. Plus de 1000 entreprises auraient répondu à cette invitation.

Le tirage au sort a eu lieu pendant le match inaugural (le 25 septembre) de la formation de Ligue de hockey de l’Ontario. Le hasard a choisi une entreprise locale du nom de Urbandale Construction.

Mercredi dernier, le propriétaire de l’équipe, Jeff Hunt, a annoncé que le Civic Centre portera le nom «The Urbandale Centre» jusqu’au 1er juillet 2010.

La modification de l’affichage à l’intérieur et à l’extérieur de l’aréna se fera dans les prochaines semaines.


Le nom du nouveau commanditaire sera aussi visible dans tous les outils promotionnels et toutes les publicités imprimées ou électroniques (audio et vidéo) des 67’s d’Ottawa.

lundi 5 octobre 2009

NBA: l'uniforme de Kobe Bryant le plus vendu en Europe


Pour la deuxième année consécutive, l’uniforme du garde Kobe Bryant, des Lakers de Los Angeles, est le plus vendu en Europe selon un communiqué émis par la NBA.

Le chandail de Bryant est déjà le meilleur vendeur aux États-Unis et en Chine.


Sur le vieux continent, le numéro 24 des Lakers arrive devant Kevin Garnett (Celtics), Pau Gasol (Lakers), LeBron James (Cavaliers), Dwyane Wade (Heat) et Tony Parker (Spurs) pour la période couvrant la saison 2008-2009.

La NBA n’a pas précisé le nombre de chandails vendus dans ses 16000 points de vente européens. Environ 30% des ventes de produits dérivés globales sont réalisées à l’extérieur des États-Unis.

En plus de Gasol (Espagne), sept autres athlètes faisant partie de cette liste sont originaires de l’Europe, dont Parker (France), Dirk Nowitzki (Allemagne) et Joakin Noah (France).

Voici la liste des uniformes les plus vendus en Europe en 2008-2009:

1. Kobe Bryant, Lakers de Los Angeles
2. Kevin Garnett, Celtics de Boston
3. Pau Gasol, Lakers de Los Angeles
4. LeBron James, Cavaliers de Cleveland
5. Dwyane Wade, Heat de Miami
6. Tony Parker, Spurs de San Antonio
7. Dwight Howard, Magic d’Orlando
8. Andrea Bargnani, Raptors de Toronto
9. Jose Calderon, Raptors de Toronto
10. Paul Pierce, Celtics de Boston
11. Dirk Nowitzki, Mavericks de Dallas
12. Rudy Fernandez, Trailblazers de Portland
13. Marco Belinelli, Warriors de Golden State
14. Joakim Noah, Bulls de Chicago
15. Gilbert Arenas, Wizards de Washington

vendredi 2 octobre 2009

CH: Argent et religion font bon ménage

Ce texte a été publié originellement dans le cahier spécial de RueFrontenac.com portant sur la nouvelle saison du Canadien de Montréal. Pour le bénéfice des lecteurs de ce blogue, je le reproduits intégralement ci-dessous.

À l’instar des Maple Leafs de Toronto (LNH), des Yankees de New York (baseball), des Redskins de Washington (NFL) et des Knicks de New York (NBA), le Canadien de Montréal est l’une des concessions de sport professionnel qui génèrent le plus de revenus en Amérique du Nord. Si plusieurs observateurs donnent tout le crédit au personnel de marketing, ce succès financier repose essentiellement sur le culte que les Québécois vouent à l’équipe, croient deux professeurs d’université interrogés par Rue Frontenac.


«Le Canadien, c’est une religion et un phénomène sociologique à la Madonna. Pour le peuple, cette équipe mythique est une institution aussi forte que le Parlement, illustre Luc Dupont, un spécialiste du marketing, de la publicité et des médias de l’Université d’Ottawa. Le hockey, ça dépasse le sport, c’est l’ADN des Québécois.»

Suivre les activités du Canadien, regarder les matchs à la télévision, acheter des billets pour aller au Centre Bell, être associé à l’équipe à titre de commanditaire, se procurer des produits dérivés et s’afficher ouvertement comme un partisan, c’est une façon de s’affirmer pour le peuple québécois, fait remarquer ce spécialiste qui est aussi auteur et conférencier.

«C’est encore plus vrai depuis le départ des Expos et des Nordiques. Parce que l’Impact (soccer) est un projet en devenir et que les Alouettes (football) évoluent dans une ligue secondaire, les gens n’ont plus que le Canadien à se mettre sous la dent, ajoute Luc Dupont. Toute l’attention est donc portée sur cette équipe qui jouit d’un engouement et d’une visibilité extraordinaires.»

Mise en garde

S’il convient que l’équipe bénéficie d’une relation émotionnelle très forte avec les Québécois qui lui permet «d’occuper toute la place», André Richelieu met en garde le Canadien contre un excès de confiance, le même mal qui ronge souvent une formation affrontant un adversaire censément plus faible.


Ce spécialiste du marketing du sport et de la gestion de la marque de l’Université Laval croit que le Tricolore doit s’attarder sur le «produit» s’il ne veut pas voir ses revenus fondre comme... une patinoire au soleil.

«Depuis la dernière conquête de la coupe Stanley en 1993 et encore plus depuis que George Gillett est devenu propriétaire du Canadien en 2001, on a l’impression que le rendement de l’équipe est un élément secondaire pour l’organisation.

«Durant cette période, le prix des billets a fait un bond prodigieux, le prix de la bière a atteint presque 10$, les cotes d’écoute ont explosé, les occasions de commandite ou de publicité se sont multipliées dans le Centre Bell et l’animation est y omniprésente, mais le Canadien n’a participé que sporadiquement aux séries éliminatoires», a rappelé André Richelieu.

«Avec l’année du centenaire, l’organisation a voulu se raccrocher aux époques glorieuses, croyant que cette seule pensée allait faire du Canadien une équipe gagnante. Mais force est de constater que la formation de la saison dernière était loin d’être l’héritière de ses ancêtres.»

S’identifier à des gagnants

Bien qu’il croie que le fil émotionnel entre l’équipe et les partisans puisse encore se casser, le professeur de marketing de l’Université Laval voit de bonnes raisons d’envisager l’avenir avec optimisme.


«Après une année du centenaire désastreuse sur le plan sportif, le gros coup de balai donné par Bob Gainey dans l’intersaison est un premier signe démontrant que l’organisation cherche à remettre le focus sur le produit. Les joueurs acquis cet été, s’ils répondent aux attentes placées en eux, devraient solidifier l’équipe.»

Doit-on blâmer l’organisation pour ne pas avoir embauché des joueurs francophones, comme plusieurs l’ont fait ces dernières semaines?

«Contrairement à la croyance populaire, l’attachement à une équipe n’est pas une question ethnique, précise André Richelieu. Le Russe Alex Kovalev est un bon exemple; il était aimé parce qu’il faisait rêver les partisans, qu’il leur donnait un espoir de victoire.

«Des joueurs locaux, ça donne une belle jambe, mais l’effet est diminué si cela ne se traduit pas par la victoire. Les gens préfèrent s’identifier à des gagnants, qu’importe leur origine. Je pense que le Canadien l’a bien compris cette année.

Saturation

D’un point de vue financier, Luc Dupont n’est pas du tout inquiet pour le Canadien. Il se demande toutefois comment il pourra générer de nouveaux revenus, alors que le prix des billets a atteint des sommets inégalés.


«Le Centre Bell a été conçu pour maximiser le nombre d’emplacements publicitaires. Cependant, le moindre espace est déjà utilisé. Grâce à la vidéo, le tableau indicateur est mis à contribution sans bon sens. Qu’est-ce qu’il peut bien rester à commanditer?»

Autre point à considérer: plus il y a d’annonces dans un espace restreint, moins la publicité est efficace. «On n’est pas loin du point de saturation.»

Néanmoins, Luc Dupont pense que le département demarketing du Canadien n’est pas à court d’idées. «Internet ouvre des possibilités qu’on n’aurait jamais imaginées il y a seulement quelques années. C’est peut-être là que se trouve la prochaine mine d’or.»

dimanche 27 septembre 2009

Le chiffre de la semaine : 1 900 000 000


1 900 000 000 (1,9 milliard d’euros), c’est le chiffre d’affaires que générera la Ligue des champions en 2009-2010 pour l’Union des associations européennes de football (UEFA), environ 20% de plus que l’année précédente.

C’est un chiffre impressionnant (plus de 3 G$ CA avec un taux de conversion de 1,6) et c’est le site Internet français «Les dessous du sport» qui a dévoilé quelques données financières sur cette compétition de soccer.

En voici quelques-unes fort intéressantes :
  • chaque formation participante touche automatiquement 3,8 millions d’euros;
  • chaque équipe reçoit 550 000 euros pour chaque partie disputée, plus 800 000 euros en cas de victoire et 400 000 euros pour un match nul;
  • trois millions d’euros seront versés aux équipes disputant un huitième de finale, 3,3 millions pour un quart de finale, 4 millions pour une demi-finale et 9 millions pour le vainqueur de la finale;
  • l’équipe gagnante touchera plus de 60 millions d’euros;
En plus des primes par match, chaque équipe reçoit un pourcentage des revenus issus du «marketing» en fonction de leur performance et de leur exposition médiatique. Depuis 1993, près de 5,4 milliards d’euros auraient été distribués aux clubs européens.

C’est Chelsea qui aurait le plus profité de la manne issue de la Ligue des champions en ayant empoché 184 millions d’euros. Manchester United, Arsenal et Lyon ne seraient pas très loin, pas plus que Barcelone qui a remporté le titre en 2006 et en 2009.

vendredi 4 septembre 2009

Lingerie Football League: c'est pas un rêve!


C'est ce soir (vendredi 4 septembre) qu'est présenté le premier «affrontement» de l'histoire de la Lingerie Football League, un nouveau circuit «semi-professionnel» mariant qualités sportives et belle apparence physique!

Ça vous intrigue?

Cette nouvelle ligue imaginée par Mitchell S. Mortaza, un expert en marketing sportif de Los Angeles, est la suite logique du Lingerie Bowl, un show présenté depuis six ans à la télévision à la carte (pay-per-view) pendant la mi-temps du Super Bowl.

La particularité de ces affrontements? Ce sont des femmes en sous-vêtements qui s’affrontent pour la possession du ballon…

En résumé :
  • Dix équipes (Chicago, Dallas, Denver, Los Angeles, Miami, New York, Philadelphie, San Diego, Seattle et Tampa);
  • La ligue est propriétaire des équipes dans une proportion de 51%. Le reste des parts a été cédé majoritairement à des actionnaires locaux;
  • Rencontres disputées dans des arénas ou des stades de soccer;
  • Un match par semaine (20 en tout);
  • Sept contre sept sur un terrain de 50 verges (12 joueuses par équipe);
  • Pas de bottés ni de placements, l’attaque dispose de quatre essais pour franchir sept verges et que chaque demie ne dure que 15 minutes;
  • Prix des billets: 15 à 105 $US.

Le fondateur et président de la LFL a révélé que les joueuses n’ont pas de salaire. «C’est la beauté de la chose... Au lieu d’un salaire, elles gagnent un pourcentage des revenus d’assistance qui différe selon une victoire ou une défaite. Et la différence est assez grande entre les deux pourcentages. Les joueuses ont tout avantage à disputer des matchs endiablés et à… gagner.»

Ne cherchez pas ce «spectacle» ce soir à la télévision conventionnelle! C'est présenté gratuitement sur quelques chaînes de télé locales aux États-Unis ou, pour quelques dollars... américains, sur le site Internet de la ligue. Si vous êtes curieux, ça vous coutera 7,95 $US et, si vous attrapez la «piqûre», un abonnement de saison est disponible pour 125 $US.

Cette ligue est-elle vouée à l'échec ou fera-t-elle sa place comme la lutte de la WWF? Qu'en pensez-vous?

Pour voir la bande-annonce de la LFL, cliquez ici.

Pour lire le texte complet que j'ai écrit à ce sujet au début du mois d'août sur Ruefrontenac.com, cliquez ici.

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